D’après le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, les troubles qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions ont conduit à 780 interpellations et 457 gardes à vue dans la nuit du 30 au 31 mai.
« On a clairement observé des débordements. » Lors d'une conférence de presse tenue le 31 mai, le ministre Laurent Nuñez a décrié les violences survenues après la victoire du PSG pour la seconde année consécutive. Ce succès a engendré des violences non seulement à Paris, mais dans d'autres villes françaises, durant la nuit de samedi à dimanche.
« Une réponse policière a été immédiatement mise en œuvre, » a ajouté le ministre, évoquant 780 interpellations, en hausse par rapport aux 592 de l'année précédente. Parmi elles, 480 se sont produites à Paris, et 457 ont donné lieu à des gardes à vue. Il a également fait état de « 219 blessés, dont huit graves ». Du côté des forces de l’ordre, 57 policiers et gendarmes ont également été blessés.
Un mort sur la route en marge des célébrations
Les violences ont principalement eu lieu sur les Champs-Élysées et autour du Parc des Princes. Les autorités ont empêché cinq tentatives d'interruption de trafic sur le périphérique parisien. Malheureusement, un homme a perdu la vie dans un accident sur ce périphérique, comme l'a rapporté le parquet de Paris. Il a été percuté par un motocross ayant heurté des blocs de béton sur une bretelle de sortie.
Catherine L’écuyer, maire du 8ᵉ arrondissement, a exprimé son indignation, déclarant que « sa limite n'a pas seulement été franchie, mais incinérée » sur les Champs-Élysées. Elle exige que l'État reconnaisse son incapacité à contrôler ces foules et prône l'interdiction préventive des rassemblements liés aux événements sportifs à haut risque.
« Une idée fallacieuse, » a rétorqué Laurent Nuñez, expliquant qu'une telle mesure pourrait disperser les personnes dans d'autres parties de la capitale, rendant leur contrôle plus difficile : « S'ils se réunissent à un seul endroit, leur encadrement est plus simple. »
Tirs de mortiers et pillages
À travers le pays, le ministère de l’Intérieur a recensé des débordements dans 71 communes. Des pillages ont eu lieu dans une quinzaine de villes, et deux bâtiments publics ont été dégradés à Orléans et à Pau.
Les débordements les plus violents ont été signalés à Tours, où, selon la préfecture d’Indre-et-Loire, « l'intensité de la violence est restée remarquable ». Des tirs de mortiers d’artifice, des jets de pétards, et des vitrines brisées ont été signalés. « Nous n'avions pas observé de tels dégâts en mai 2025, » selon la préfecture.
À Niort, cinq individus ont été interpellés pour des délits variés, y compris des violences sur des agents de la police. De même, à Poitiers, quatre mineurs ont été arrêtés suite à des incidents similaires, où « des tirs de mortier ont été rapportés dans plusieurs quartiers. »
Dimanche, environ 5 780 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés à Paris pour assurer la sécurité lors des festivités organisées pour le retour des joueurs du PSG, accompagnés de 2 500 pompiers.







