L'Université de Lorraine s'est positionnée en pionnière en matière de soutiens aux étudiantes, notamment en offrant des protections périodiques réutilisables pour lutter contre la précarité menstruelle. À la fin de l'année universitaire 2026, elle a élargi la distribution de culottes menstruelles, une initiative bien accueillie qui devrait se poursuivre.
À l'occasion de la journée internationale de la précarité menstruelle, célébrée le 28 mai, l'université a announce une seconde distribution de culottes de règles, répondant à une demande croissante. Ces culottes sont désormais accessibles à toutes les étudiantes, peu importe leur année d'études, et sont envoyées directement à leur domicile après demande. Ce programme s'inscrit dans une réponse plus large aux difficultés rencontrées par de nombreuses jeunes femmes pour gérer leurs règles, surtout quand les protections peuvent s'avérer coûteuses.
En début d'année, l'université avait prévu 14.000 culottes pour 7.000 étudiantes. Cependant, le taux de demandes ne correspondant pas aux attentes, l'offre a été étendue à toutes les étudiantes. Pierre Degott, vice-président du conseil de la vie universitaire, a déclaré : "Nous n'avons reçu que 1.239 demandes pour 4.000 attendues, donc face à cette situation, nous avons décidé d'élargir l'accès."
Suite à cette décision, la seconde distribution a reçu un élan de popularité, avec 4.621 demandes en seulement quelques semaines. Les retours ont été positifs, et les remerciements des étudiantes ont largement afflué. "Notre bilan est encourageant," a ajouté Degott.
En outre, cette initiative s'est inscrite dans un contexte plus large, le gouvernement français annonçant un remboursement des protections hygiéniques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans à compter de la rentrée prochaine. En réponse, l'Université de Lorraine prévoit une adaptation de son programme en offrant un stock de 1.500 culottes menstruelles, avec une répartition plus efficace des tailles pour mieux répondre aux besoins des nouvelles étudiantes.
Cette opération a coûté 200.000 euros, dont une partie a été financée par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) de Meurthe-et-Moselle. Ce type de solidarité est essentiel dans le contexte actuel, et ces mesures innovantes devraient inspirer d'autres établissements à suivre cet exemple. L'Université de Lorraine prouve ainsi qu'elle est à l'avant-garde des problématiques de santé et de bien-être étudiant.







