Dans un contexte de tension accrue, la Russie prend des mesures significatives pour protéger ses infrastructures stratégiques face aux attaques de drones ukrainiens. Un projet de loi est en cours d'examen, visant à permettre à certaines institutions civiles d'installer des systèmes de défense ultramodernes.
Selon Anatoly Aksakov, président de la commission des marchés financiers du Parlement russe, cette législation pourrait être adoptée rapidement. Lors d'une interview accordée à RBC Radio, il a évoqué les mesures envisagées pour renforcer la sécurité des bâtiments sensibles, tels que les banques et institutions stratégiques.
Les établissements concernés devront être équipés de dispositifs capables de brouiller les signaux utilisés par les drones, rendant ainsi leurs attaques plus difficiles. "Le brouillage permettra d'éliminer les signaux, compliquant l'approche des drones", a précisé Aksakov. Des systèmes de destruction, y compris des armes, seront également mis en place pour neutraliser immédiatement les menaces en vol.
Des employés bientôt armés pour protéger les sites sensibles
Un élément marquant de ce projet consiste à permettre à certains employés chargés de la sécurité de ces sites de porter des armes. Ces mesures concernent notamment la Banque centrale de Russie, ainsi que des institutions privées telles que Sberbank. Auparavant, ces organisations n’avaient pas de cadre légal pour assurer leur propre sécurité sur le terrain.
Initialement, ce projet de loi, déposé au Parlement en août 2025, visait simplement à élargir les prérogatives du service de sécurité de la Banque centrale pour intercepter les drones aux abords de ses installations. Toutefois, au fil des discussions, son champ d'application a été élargi, obtenant récemment des validations supplémentaires au sein des commissions parlementaires.
L'Ukraine renforce également sa lutte anti-drones
Cette initiative témoigne des inquiétudes grandissantes de Moscou face à la capacité d'attaque de l'Ukraine, qui ne cesse d'intensifier ses frappes contre des cibles stratégiques en territoire russe. "Le financement des nouveaux dispositifs incombera aux institutions elles-mêmes", a affirmé le député. "Si c'est la Banque centrale, c'est elle qui finance ; si c'est Sberbank, c'est à elle de s'en occuper."
Parallèlement, l'Ukraine ne reste pas inactive. Le pays développe également ses compétences en matière de lutte anti-drones et permet à des entreprises privées d'intercepter des drones russes. De nouvelles technologies locales promettent d’abattre des drones à grande vitesse, ajoutant une pression supplémentaire sur les forces russes.







