À Nice, un représentant local de La France insoumise (LFI), Olivier Salerno, a suscité la controversé en appelant le maire Éric Ciotti à déboulonner la statue de Jeanne d’Arc, qu'il qualifie de symbole d'« extrême droite » en pleine ville. Cette initiative fait suite à une levée de boucliers provoquée depuis l'installation de cette œuvre dorée, qui a eu lieu l’an dernier.
La statue, érigée dans le quartier de la Libération, continue de provoquer des remous. Dans un message posté sur les réseaux sociaux le 2 mai, Salerno a exprimé son indignation à l'égard de l'œuvre, qui aurait été offerte par l'ancien maire Christian Estrosi à des factions politiques d'extrême droite. « Il y a un autre monument à déboulonner, c’est la statue de Jeanne d’Arc... Go », a-t-il déclaré.
Une controverse qui perdure
La statue, haute de cinq mètres, représente Jeanne d’Arc et son installation avait été très controversée à l’automne 2024. Lors de cette période, Salerno avait déjà dénoncé les actions de figures politiques comme Renaud Muselier et Christian Estrosi, les accusant de renforcer l’extrême droite avec ce type de monuments. « Ça se revendique gaulliste et fait monter l’extrême droite en flèche... les fachos ressortent derrière cette statue », avait-il affirmé.
L'histoire de cette statue n'est pas simplement politique. Elle a été le sujet d'une bataille juridique. Commandée par la mairie de Christian Estrosi pour un montant de 170 000 euros hors taxes, son installation a conduit à des accusations d'irrégularités dans le processus de commande publique, un point dénoncé par le préfet de l'époque, Hugues Moutouh. En janvier 2025, un tribunal administratif a même ordonné son déboulonnage, mais cette décision a été annulée par la cour administrative d'appel de Marseille en juillet 2025, entraînant ainsi une prolongation des tensions.
Les voix s’élèvent de toutes parts, et la question reste ouverte : la statue de Jeanne d’Arc sert-elle de symbole d'unité ou d'un foyer de division à Nice ? Les futurs débats autour de ce monument pourraient redéfinir le paysage politique de la région.







