Deux clés USB ont été récemment découvertes dissimulées dans des dattes lors d'une fouille dans la cellule de Mohamed Lamine Aberouz, incarcéré au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran. Cet événement soulève des interrogations sur la manière dont ces supports informatiques ont pu être introduits et leur contenu potentiel.
Condamné à perpétuité pour son rôle dans l'attentat de Magnanville, Aberouz fait l'objet d'examens approfondis après cette découverte survenue le 20 mai. Selon une source proche de l'enquête, les clés USB était soigneusement cachées dans des dattes placées dans un emballage cellophané.
Suite à cette trouvaille, le parquet d’Orléans a immédiatement alerté la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Loiret, ainsi que la Direction nationale de la police judiciaire et la Sous-direction antiterroriste. Les enquêteurs vont maintenant analyser le contenu des clés USB pour identifier leur nature et déterminer s'il y a un enjeu judiciaire ou sécuritaire. Jean-Pierre Lemaire, expert en criminologie, souligne : "La découverte de tels supports dans un environnement carcéral peut indiquer une tentative de communication ou de planification d'activités illicites en dehors des murs de la prison."
Aberouz a été reconnu coupable de complicité dans l’assassinat de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, des policiers tués dans leur résidence de Magnanville le 13 juin 2016. Il a maintenu son innocence, affirmant que l'auteur des faits, Larossi Abballa, avait agi seul.
Pour l'heure, aucune information sur le contenu des clés retrouvées n'a été divulguée. Les investigations se poursuivent, alimentant ainsi les spéculations sur les motivations d'Aberouz et les possibilités de collaborations criminelles au sein du système pénitentiaire.







