La ville de Bourges a pris la décision de mettre fin au festival Somnia, prévu pour ce week-end, suite à des déclarations jugées inacceptables de son organisateur, Léo Lucas. Cet événement, qui devait attirer environ 9000 personnes, aurait marqué l'inauguration d'une nouvelle aire dédiée aux spectacles en plein air, située derrière un complexe cinématographique.
Les controverses ont commencé lorsque la mairie a été informée de messages partagés par Lucas sur les réseaux sociaux, jugés racistes. Lors d'une rencontre avec les autorités, l'organisateur a reconnu avoir publié une vidéo comprenant des propos heurtants, mais soutient qu'elle était ancienne et tirée d'un registre humoristique. Il déclare : "C'est vrai que je suis allé trop loin dans mes propos. J'ai également supprimé la vidéo pour éviter tout malentendu." Il a exprimé son étonnement face à la rapidité avec laquelle la mairie a pris sa décision, affirmant qu'il n'a pas eu l'opportunité de s'expliquer. La réaction de la mairie a été rapide, l'adjointe à l'animation, Nora Viviani, qualifiant les propos de Lucas d'"extrêmement problématiques" et proches de l'incitation à la haine. Elle a souligné qu'il n'est pas simplement question de liberté d'expression, mais aussi de responsabilité dans le discours public.
Viviani a déclaré : "Dire que l'on a du sang arabe sur son pare-brise tout en niant le racisme, c'est contradictoire dans un État de droit. Nos valeurs communes et notre éthique ne peuvent être compromises." La mairie a donc pris la décision de lance une procédure judiciaire pour évaluer la gravité des déclarations, en invoquant le risque de trouble à l'ordre public.
Lucas regrette la perte financière significative de 20 000 euros due à l'annulation et a déjà commencé à chercher un autre lieu pour organiser son festival. Il se trouve en désaccord avec les critiques qui jugent ses propos de manière excessive et espère que le dialogue pourra se rouvrir. Plusieurs membres de la communauté locale ainsi que des acteurs culturels ont également exprimé leur soutien à l'annulation, considérant qu'elle reflète une volonté collective de s'opposer au racisme et à l'intolérance.
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