L'année dernière, la Côte-d'Or a recensé plus de 1.400 victimes de violences intrafamiliales (VIF). Pour lutter contre ce phénomène et encourager les jeunes à s'exprimer, des gendarmes spécialisés ont débuté une série d'interventions dans les lycées du département. Ce lundi, une gendarme a échangé avec des élèves du lycée Henry Moisand à Longchamp sur les dynamiques familiales et les différentes formes de violence.
Un élève sur dix concerné
Durant cette session d'une heure, les lycéens ont débattu des concepts tels que la famille et ses nombreuses facettes. Selon les statistiques fournies par la préfecture, parmi les élèves présents, au moins un sur dix pourrait vivre dans un environnement familial difficile. Malgré cela, seulement deux cas de violences ont été rapportés cette année dans ce lycée de plus de 200 élèves. Nathalie Robert, la proviseure, a exprimé son espoir que ces rencontres permettent aux élèves de s'ouvrir : "Cela pourrait aider certaines voix à se libérer, car ce type d'intervention favorise souvent des discussions ultérieures sur des situations délicates", a-t-elle noté.
À l'issue de la séance, les élèves ont pris soin de noter les numéros d'urgence et les contacts d'aide disponibles. "Tout cela est gratuit !", a souligné la gendarme, soulignant l'importance de ces ressources accessibles. Aurélie Contrecivile, sous-préfète de Côte-d'Or, a ajouté que la présence des forces de l'ordre est une manière efficace de démystifier leur image : "Cela aidera les jeunes à se sentir plus à l'aise et à voir les services de police et de gendarmerie comme des alliés de confiance."







