Une saison prometteuse pour les cerises du Ventoux : qualité et savoir-faire au rendez-vous

Les producteurs de cerises du Ventoux lancent leur saison avec des promesses de qualité.
Une saison prometteuse pour les cerises du Ventoux : qualité et savoir-faire au rendez-vous
Les cerises sont ramassées, puis triées sur place, en fonction de leur calibre. © Radio France - Anouk Caron

Au cœur du verger de Jean-Christophe Neyron à Malemort-du-Comtat, les équipes s'activent pour récolter les premières cerises. Ivan, un saisonnier espagnol, souligne l'importance de choisir les fruits à la bonne couleur : "Je ramasse les cerises et pour cela, il faut qu'elles aient la bonne couleur". Depuis le début de mai, ces cerises sont cueillies à la main, mais leur maturation n'est pas simultanée. Jean-Christophe Neyron, également président de l'AOP nationale des cerises de France, explique que la variété de cerises "Burlat" se récolte en plusieurs passes en raison de sa maturation progressive. L'objectif est de sélectionner les couleurs les plus foncées, garantissant ainsi une qualité optimale pour la commercialisation sous l'IGP Cerises des Coteaux du Ventoux.

C'est important qu'il fasse beau pour que les gens consomment de la cerise

Pour aider à la sélection, les travailleurs disposent de nuanciers de couleurs. Une fois récoltées, les cerises sont triées par calibre, permettant de proposer des prix variés en fonction de leur qualité. "Cela permet de satisfaire un large éventail de consommateurs", commente Neyron. Il se dit optimiste quant à cette saison, signalant une belle qualité tant au niveau du calibre que du goût, renforcée par des conditions météorologiques favorables. "Il nous faut du soleil, pas d'humidité et du vent. C'est crucial pour que la consommation de cerises soit au rendez-vous", ajoute-t-il.

Point noir : les sangliers

Cependant, un défi majeur subsiste cette année : la menace des sangliers. Ces animaux, capables de grimper dans les arbres pour casser les branches et atteindre les cerises, représentent un risque pour la récolte. Malgré cette difficulté, Neyron espère récolter entre 15 et 20 tonnes de cerises, équivalent à la production de l'an dernier. Les cerises sont ensuite envoyées à la coopérative Val de Nesque, pour être revendues dans les grandes surfaces à travers le pays, à un prix d'environ 2,50 euros pour 250 grammes. Cet optimisme est partagé par de nombreux producteurs de la région, qui voient dans cette saison une chance de mettre en avant la qualité et l'authenticité de leurs produits.

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