Les taxes sur l’immobilier subissent une forte pression en 2025. D'après le dernier rapport de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), la taxe foncière a enregistré une hausse de 2,8 %, portant les recettes totales à 55,1 milliards d’euros. En dépit d'une augmentation moins drastique que celles de 2023 (+9,7 %) et 2024 (+5,4 %), cette dynamique résulte de l’indexation des valeurs locatives sur l’inflation. De plus, 900 000 nouveaux ménages sont soumis à cette charge, ce qui porte le total à 19 millions de foyers, représentant 46 % de la population française, selon un article d'Ouest France.
Une réforme à venir ?
Depuis novembre, le gouvernement envisage une mise à jour des fichiers fiscaux pour clarifier les critères imposables. Cette réforme pourrait prendre en compte des éléments tels que l’eau courante ou l’électricité, touchant potentiellement 7,4 millions de foyers.
L’IFI est en forme
Parallèlement, l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) continue de prospérer. La DGFiP prévoit des recettes de 2,3 milliards d’euros, soit une hausse de 8 %, due à l’accroissement de 4 % des foyers assujettis. Actuellement, 193 600 contribuables sont concernés, dont la majorité sont franciliens, avec un patrimoine moyen de 2,55 millions d’euros et des revenus annuels d'environ 322 100 euros.
Entre 30 et 33 millions de propriétaires, pour la plupart des particuliers, sont concernés par la taxe foncière, applicable sur tous les biens immobiliers — qu'ils soient loués ou non. Cette réalité pèse lourdement sur le budget des ménages, d'autant plus dans un contexte économique tendu et inflationniste.
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Gains sur Vinted, Leboncoin, Airbnb… Ces revenus dans le viseur du fisc qu’il faut impérativement déclarer aux impôts en 2026Alors que les propriétaires s’interrogent sur l’avenir fiscal, ces augmentations pourraient également inciter à un débat plus large sur la réforme des impôts locaux et des stratégies de soutien pour les ménage les plus vulnérables.







