Une transformation majeure se profile pour l'Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie de Dijon, qui devient de plus en plus accessible pour ses 330 étudiants. À partir de la rentrée 2026, les frais d'inscription vont considérablement diminuer, permettant de soulager la charge financière qui pesait sur de nombreuses familles.
Ce changement fait suite à une ancienne demande et a été officialisé par Jérôme Durain, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, lors d'une visite à l'Institut. À compter de septembre 2026, l'IFMK intégrera l'université, rendant ainsi la formation, d'une durée de quatre ans, beaucoup plus abordable. Les étudiants pourront bénéficier d'une inscription fixée à seulement 300 euros par an, alors qu'auparavant, le coût total des quatre années s'élevait à environ 20 000 euros.
Durant son intervention, Durain a souligné l'importance de cette initiative, qui vise non seulement à alléger le fardeau financier des étudiants, mais également à mettre en lumière le rôle crucial des kinésithérapeutes dans le système de santé. "Le cycle de formation de kinésithérapie va être désormais public et universitaire. Cela lâche un peu de lest pour des jeunes qui devaient jongler entre prêts étudiants et petits boulots," a-t-il déclaré.
Les chiffres récents montrent que près de 47% des étudiants en kinésithérapie à Dijon avaient eu recours à un emprunt pour financer leurs études, contre 40% l'année précédente. De plus, 42% d'entre eux cumulaient leurs études avec un emploi, une situation qui devrait évoluer grâce à cette nouvelle structure de frais.
Le coût de cette mesure pour la Région est estimé à 750 000 euros pour l'année universitaire à venir. La Bourgogne-Franche-Comté compte près de 780 étudiants en masso-kinésithérapie, dont 330 se trouvent à Dijon. L'institut recrute ses étudiants après une première année universitaire, utilisant le système Pass ou LAS, sans concours d'entrée.
Cette quasi-gratuité favorise l'égalité d'accès à l'éducation, notamment pour les jeunes de la région. D'autres établissements, comme celui de Besançon, offrent déjà des tarifs similaires, mais la décision de Dijon d'intégrer le cursus universitaire avec des frais d'inscription si bas marque un tournant significatif dans l'éducation de masseurs-kinésithérapeutes en France.







