Les municipalités françaises anticipent une augmentation des radars dans les centres-villes. À partir de janvier 2027, les maires pourront installer ces dispositifs à leurs propres frais, une décision qui suscite débats et préoccupations financières.
Actuellement, environ 4 700 radars automatiques équipent les routes de France. Toutefois, plusieurs maires jugent cela insuffisant. À Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), l'édile, Régis Charbonnier (PS) a évoqué le tragique événement d'une dame de 58 ans renversée et décédée par la suite, soulignant l'urgence d'ajouter des dispositifs de sécurité routière.
Les défis financiers des collectivités
Le coût d'un nouveau radar s'évalue entre 60 000 et 70 000 euros, une somme considérable pour de nombreuses collectivités. Actuellement, l'État ne restitue aux communes que 20% des amendes perçues, laissant les maires dans l'incertitude quant au retour sur investissement. Frédéric Cuillerier, maire sans étiquette de Saint-Ay (Loiret) et coprésident de la commission mobilités de l'Association des maires de France, a déclaré : "Cet investissement, pris en charge par les municipalités, ne s'accompagne d’aucun retour des recettes, ce qui est problématique pour nos budgets".
À Saint-Ay, où un radar fixe est déjà en place, les habitants s’opposent à l’idée de financer un nouveau dispositif. Le maire souligne : "Les amendes ne profitent pas à la commune, donc il n'est pas logique que nos impôts financent des équipements qui rapportent à l'État". Préférant des solutions plus économiques, il a opté pour des jumelles radars, coûtant 7 000 euros et jugées plus efficaces pour diminuer la vitesse des véhicules.







