Le 5 mai dernier, le tribunal correctionnel de Metz a prononcé une peine de 30 mois de prison ferme à l'encontre d'un homme de 28 ans résident de Marly. Le prévenu, au volant d'une Clio appartenant à son employeur, avait refusé de se soumettre à un contrôle de gendarmerie le 1er mai. Son permis, déjà suspendu, n’a pas été un frein à sa fuite.
Lors de cet incident, qui a suscité l'inquiétude des forces de l'ordre, le conducteur a échappé à un contrôle dans la matinée à Jouy-aux-Arches et a ensuite engagé une course-poursuite à travers les communes de Augny, Fey, Marly et Metz-Magny. Bien que personne n’ait été blessé, la situation a frôlé le drame lorsqu’un gendarme a dû se protéger en sautant sur le côté pour éviter d’être heurté. Durant la poursuite, la Clio a heurté un véhicule contenant quatre passagers, dont un nourrisson de quatre mois, témoignant de la dangerosité de ses manœuvres.
un cas de récidive inquiétant
Le tribunal a infligé une peine de douze mois pour ces infractions, mais la durée de la peine a été aggravée en raison de la révocation de trois sursis antérieurs. À seulement 28 ans, cet individu a déjà été jugé à six reprises pour des délits routiers. Son permis de conduire, annulé, était le résultat d'une condamnation précédente, et il attendait d’être équipé d’un bracelet électronique, une mesure décidée par la justice en février dernier.
En pleurs, le prévenu a tenté de justifier ses actes en expliquant qu'il avait pris le volant pour rendre visite à sa grand-mère souffrante dans un EHPAD à Val-de-Briey. Il a exprimé sa panique au moment de l’interpellation et a sollicité une aide pour sa consommation de cannabis. Malgré ses excuses, le tribunal a réagi avec scepticisme. La représentante du Ministère public a déploré que malgré des antécédents de ce type, le prévenu n'avait pas su tirer parti des opportunités d'aide qui lui avaient été offertes.
"À chaque audience, vous nous présentez les mêmes justifications. Quand pourrons-nous vous croire ?" a-t-elle interrogé, rappelant que les précédentes sanctions avaient toutes été assorties de sursis.
Quant à la question posée sur l'absence d'une demande d'accompagnement par sa mère pour se rendre à Val-de-Briey, il n'a pas su répondre. Finalement, le tribunal n’a pas fait preuve de clémence et a maintenu l'homme en détention après le jugement.
Sources : France Bleu, Le Républicain Lorrain.







