Samedi, près de Bourges, le site de la free party a accueilli jusqu'à 40.000 participants, selon un collectif de soutien à ces événements musicaux. La célébration, qui a débuté vendredi matin, a pris une ampleur impressionnante, illustrant l'énergie festives des fans de techno.
Les autorités ont dû intervenir après la découverte d'un obus non explosé sur le terrain. Les démineurs de la direction générale de l'armement (DGA) se sont mobilisés, mais la préfecture du Cher n'a signalé aucun incident majeur durant cette rencontre.
Si les premières estimations évoquaient 20.000 participants, ce chiffre a rapidement augmenté, le collectif Tekno Anti Rep, présent sur place, avançant une estimation comprise entre 35.000 et 40.000 festivaliers. Ce rassemblement, marqué par des costumes colorés et une ambiance euphorique, vise également à protester contre les restrictions croissantes sur les événements techno non autorisés.
Selon des membres de Tekno Anti Rep, le choix du site près de Bourges, ville du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, n'est pas anodin. Ils critiquent la législation de plus en plus sévère à l'encontre des free parties et affirment que la zone utilisée pour le festival n'est pas impliquée dans les essais de tir de la DGA.
La fête, entourée de tentes et de vans, trouve son rythme sur ce vaste terrain. A Cornusse, village voisin, les nuisances sonores demeurent limitées grâce à des conditions venteuses. La maire, Edith Raquin, note que la cohabitation entre les habitants et les festivaliers se déroule sans heurts.
"Pour une fois qu'il y a de l'animation, profitons-en !", affirme une retraitée du village. En parallèle, la préfecture a signalé quelques blessés légers et une intervention pour une personne touchée par un véhicule. Au total, 45 pompiers et 30 secouristes veillent sur le site.
Les appréhensions quant à la sécurité demeurent, le préfet Philippe Le Moing Surzur soulignant les défis que représente la présence potentielle de munitions de la Deuxième Guerre mondiale dans les zones boisées avoisinantes. Des recommandations sont également diffusées pour éviter que les festivaliers ne creusent ou ne manipulent des objets suspects.
Enfin, 600 gendarmes sont déployés pour assurer la sécurité aux alentours du rassemblement. Les premiers bilans montrent déjà un nombre significatif de verbalisations principalement liées à des infractions routières et à la consommation de stupéfiants. Les témoignages de participants font état d'une ambiance sereine, loin des tensions que l'on pourrait craindre dans un tel contexte.







