Pour savourer des repas plus sains, il est conseillé de consacrer du temps au choix de ses aliments, comme le révèle une récente étude scientifique américaine.
Face à l'alternative entre haricots verts et frites, il est crucial de bien peser ses décisions. En optant pour quelques secondes de réflexion supplémentaire avant de faire un choix, le cerveau aurait la capacité d'intégrer des informations relatives à la santé, favorisant ainsi des sélections alimentaires plus bénéfiques, selon une recherche publiée dans Psychological Science.
Les chercheurs du California Institute of Technology ont minutieusement étudié le temps de décision entre deux aliments : l'un considéré sain et l'autre perçu comme un plaisir. Ils ont ainsi analysé la manière dont les concepts de santé et de goût influencent nos choix alimentaires.
Évaluation des choix alimentaires
Nicolette Sullivan, étudiante au laboratoire d'Antonio Rangel, professeur de neurosciences et auteur principal de l'étude, précise : "Nous souhaitions comprendre à quel moment le goût des aliments commence à influencer le processus de choix et l'importance de la santé dans ces décisions".
Vingt-huit étudiants, ayant jeûné pendant quatre heures, ont été invités à évaluer 160 aliments sur la base de leur qualité nutritionnelle, de leur goût et de l'envie qu'ils suscitaient. Par la suite, ils ont dû choisir entre 280 paires d'aliments, alternant entre une option saine et une plus grasse ou sucrée.
Les chercheurs ont ensuite utilisé des outils statistiques pour sonder le temps et les motivations qui influençaient les choix des participants. La durée moyenne de prise de décision s'élevait à 200 millisecondes, avec 32 % des choix se portant sur des aliments moins sains. Les résultats ont indiqué que les individus optant pour des choix alimentaires plus sains prenaient en moyenne leur décision en 323 millisecondes.
Implications essentielles pour nos choix alimentaires
Les résultats de cette étude apportent des éclaircissements cruciaux sur le processus décisionnel en matière alimentaire. Il semblerait que la notion de santé n'entre en considération dans le cerveau qu'après celle du goût, d'où l'importance de patienter avant d'effectuer un choix alimentaire, conclut la chercheuse.







