À Royan, la résidence Job est au cœur des préoccupations de certains de ses habitants. Trois locataires, inquiets pour leur sécurité, dénoncent la présence d'une structure en bois qui semblerait se déformer et des poteaux de soutènement qui « vrillent ». Le quotidien Sud Ouest avait déjà rapporté ces inquiétudes dans une publication datant du 1er octobre 2025.
Après avoir constaté des désordres sur les bâtiments A et B, le bailleur a fait appel à un expert pour établir un diagnostic. En réponse aux problèmes identifiés, le directeur d'Habitat 17, Mikaël Jungers, a pris la décision de restreindre l'accès aux balcons concernés et aux jardins situés en dessous, en installant des planches pour interdire leur utilisation.
Récemment, une intervention a eu lieu, consistant en la pose de cales de renfort en bois vis-à-vis des balcons. Cependant, de nombreuses habitantes demeurent sceptiques quant à la sécurité de ces aménagements. Maryse, résidente au premier étage, avoue son mécontentement : « C’est une rustine sur une jambe de bois. Les renforts n’apportent pas la garantie nécessaire », souligne-t-elle, tout en mentionnant ses efforts pour contacter Habitat 17, restés sans réponse.

Pour Dominique, locataire au rez-de-chaussée, l’angoisse est également palpable : « Si cela se casse au-dessus, je vais tout prendre ». La situation a été particulièrement difficile durant l’été dernier, période pendant laquelle des planches ont bloqué les fenêtres pendant quatre mois, constrignant les résidentes à rester à l'intérieur. « Cela a été un véritable enfer », confie Maryse.
Un suivi de situation
Béatrice, qui loge au second étage, partage aussi ses appréhensions : « Mon balcon penche. J’y réfléchis à deux fois avant d’y aller ». Elle a même demandé un déménagement, craignant pour sa sécurité. Dans cette ambiance d'incertitude, Mikaël Jungers, le directeur d'Habitat 17, tente de calmer les esprits : « Nous ne remettrons pas les locataires sur les balcons tant qu'il y a un quelconque risque. Nous avons mis en place un suivi rigoureux pour assurer la sécurité de tout le monde », indique-t-il.

Inaugurée le 29 juin 2022, la résidence Job a coûté 5,5 millions d'euros et comprend 17 logements individuels ainsi que 23 logements collectifs. Son propriétaire admet qu'il existe des problèmes liés à l'entreprise responsable de l'ossature en bois. Les résidents attendent des actions concrètes pour assurer leur sécurité et retrouver leur tranquillité.







