L'Iran a intensifié ses attaques ce lundi 6 avril, ciblant Israël et d'autres nations du Golfe. Face aux menaces de Donald Trump, le pays islamique avertit de conséquences "dévastatrices" si ses ultimatums continuent d'être ignorés.
Ce qu’il faut retenir
- De nouvelles frappes iraniennes visent Israël et des installations au Koweït et aux Émirats, tandis qu'Israël répond par des attaques sur des sites stratégiques à Téhéran.
- Téhéran menace d'une escalade du conflit si les frappes sur des cibles civiles se poursuivent.
- Trump impose un ultimatum pour rouvrir le détroit d'Ormuz, fléau des interactions maritimes mondiales.
- Les cours du pétrole grimpent autour de 110 dollars, exacerbé par des tentatives de médiation sans succès.
Les premières heures du 38e jour de conflit au Moyen-Orient ont été marquées par des attaques iraniennes au moyen de drones, visant notamment une université à Téhéran, perturbant l'approvisionnement gazier de la ville. Les autorités iraniennes signalent également des frappes sur des quartiers résidentiels, causant de nombreux dégâts.
Le porte-parole du commandement militaire iranien souligne la gravité de la situation : "Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, nos représailles seront bien plus significatives et étendues. Les pertes et dégâts seront décuplés." Cette dynamique de confrontation ne laisse pas présager de cessez-le-feu imminent.
Trump a exprimé sa frustration dans un message provocateur : "Ouvrez le putain de détroit, espèce de tarés !" sur sa plateforme Truth Social, fixant un ultimatum ferme pour le 6 avril à 20h00. Dans une rare conférence de presse programmée, il entendra aborder les récents développements et le sauvetage d'un pilote américain, gravement blessé en Iran.
Sur le terrain économique, les tensions alimentent une hausse du prix du pétrole, atteignant les 110 dollars le baril, avec des craintes croissantes parmi les investisseurs concernant l'impact d'une guerre prolongée.
Des efforts de médiation, dirigés par Oman, se poursuivent alors que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a dialogué avec ses homologues pakistanais et égyptiens. Cependant, l'analyste de sécurité Danny Citrinowicz a déclaré que "la possibilité d'un accord est pratiquement inexistante sous les conditions actuelles."
Enfin, au Liban, le Hezbollah intensifie ses actions avec des tirs de roquettes sur Israël, tandis qu'Israël poursuit ses frappes sur des cibles autour de Beyrouth, causant des pertes civiles.







