Samedi 28 mars, lors de la séance d'installation du nouveau conseil municipal, Jean-Pierre Gorges a décidé de sortir de son silence avec une réserve teintée d'amertume. Après 25 ans à la tête de Chartres, il se retrouve sur les bancs de l'opposition, promettant de ne pas être un obstacle pour son successeur. "Je vais observer, je ne vais pas intervenir sur chaque délibération", a-t-il déclaré, affirmant son désir de ne pas nuire à une ville qu'il continue d'aimer.
La peur du « détricotage »
Bien qu'il semble apaisé, Gorges s'inquiète pour l'héritage qu'il laisse derrière lui. Il craint que la coalition entre Ladislas Vergne et la gauche entame les fondements des projets qu'il a bâtis. "Il suffit d'un instant pour détruire ce qu'on a mis des décennies à construire", a-t-il averti. Il se fait l'écho de préoccupations concernant l'avenir du sport à Chartres, notamment la réussite de son projet phare, le Colisée : "Si le haut niveau s'éclipse, cela représentera un immense gâchis." Comme le note le journal Le Parisien, cette crainte s'étend également à la Cosmetic Valley, que Gorges considère comme un symbole vital pour l'économie locale, récemment menacée par une absence de soutien politique.
« Je ne suis pas revanchard »
Quant à son futur, Gorges a fermé la porte à un éventuel retour en 2032, déclarant : "Je ne suis pas revanchard". Il a également reconnu que, s'il avait gagné, il aurait probablement choisi de se retirer avant la fin de son mandat pour privilégier sa famille. À 72 ans, il envisage une retraite active, avec l'idée de se consacrer à des activités de consultant tout en appréciant le chemin parcouru. "Il y aura un avant et un après Gorges", a-t-il conclu avec une note d'humour. Une nouvelle ère débute à Chartres, et son ancien maire se prépare désormais à en être simple spectateur.







