Après soixante-quinze ans de luttes judiciaires, le thriller qui entoure l'affaire Mis et Thiennot s'apprête à prendre un nouveau tournant. Le 11 juin 2026, la cour de cassation à Paris entendra enfin la septième demande de révision concernant le meurtre du garde-chasse Boistard survenu en Brenne en décembre 1946, et pour lequel une bande de jeunes chasseurs avait été condamnée au bagne.
« C'est un moment historique pour nous, » témoigne le comité de soutien. « Raymond Mise et Gabriel Thiennot, ainsi que leurs six co-accusés, vont enfin pouvoir espérer la reconnaissance de leur innocence. » Ces derniers avaient été déclarés coupables suite à des aveux obtenus dans des conditions controversées, évoquant des actes de tortures lors de leur garde à vue, un détail tristement noté dans divers rapports judiciaires, dont celui relancé par Le Monde.
Les condamnations de 1947 reposaient sur des déclarations hâtives, malheureuses et extorquées, comme le souligne un document du service public national. Les juges eux-mêmes ont reconnu les abus subis par les accusés. Avec la réouverture de ce dossier, les espoirs de réhabilitation renaissent.»
Cette affaire, qui a tenu en haleine la région de la Brenne et plus largement tout le Berry, marque le complexe parcours d’une justice en quête d’équité. En effet, après toutes ces années, l'attente d'un dénouement devient enfin palpable.







