La Russie a annoncé, via l'agence de presse Ria Novosti, l'expulsion d'Albertus Gerhardus Janse Van Rensburg, deuxième secrétaire à l'ambassade britannique à Moscou, accusé d'espionnage. Le service de renseignement russe, le FSB, a qualifié ses activités de "renseignement et de subversion". Selon les informations, il doit quitter le pays dans un délai de deux semaines.
Une vidéo diffusée par le ministère des Affaires étrangères montre la chargée d'affaires britannique, Danae Dholakia, entrant au ministère, entourée d'une foule de journalistes.
Les relations entre la Russie et le Royaume-Uni sont déjà extrêmement tendues depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février 2022, et l'expulsion de diplomates est devenue une pratique courante dans ce contexte. En février, le Royaume-Uni avait lui-même révoqué l'accréditation d'un diplomate russe en réponse à des expulsions antérieures.
Des experts, comme Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, soulignent que ces incidents témoignent de l'escalade de la méfiance entre les nations. Selon lui, "les expulsions de diplomates s'étendent au-delà des simples actes de représailles, elles reflètent une rupture plus profonde des dialogues diplomatiques".
Les répercussions de cette dernière expulsion pourraient se faire sentir dans les mois à venir, car les deux pays naviguent dans des eaux diplomatiques de plus en plus troubles. L'interaction entre Moscou et Londres s'apparente à un jeu d'échecs complexe, où chaque mouvement en appelle d'autres.







