L’élection de Véronique Sarselli, maire LR de Sainte-Foy-lès-Lyon, à la présidence de la métropole de Lyon ce jeudi marque un tournant significatif pour la collectivité, disposant d’un budget annuel dépassant les 4 milliards d’euros. Candidate du mouvement initié par Jean-Michel Aulas, « Grand cœur lyonnais », elle a promis un style de gouvernance plus « proche, pragmatique et moins idéologique ». Cela fait suite à une période critiquée pour sa gestion jugée trop centralisée par de nombreux maires de la région.
Dans ses engagements, Sarselli a prévu un « audit indépendant » des finances métropolitaines. Elle a insisté sur le caractère constructif de cette démarche, affirmant : « Il ne s’agit pas d’un esprit de revanche mais d’un acte de responsabilité pour préparer l’avenir avec lucidité ». Parmi ses priorités, un « plan de fluidification de la circulation » sera mis en place afin d'identifier les goulots d'étranglement, tout en évitant une remise en question complète des travaux réalisés par son prédécesseur, une approche économique nécessaire.
Sur la question des transports, Sarselli a évoqué la création « d’une police métropolitaine des transports » et le retrait du projet de tramway express de l’ouest lyonnais (TEOL), en faveur d'une reprise des études pour un métro E pour desservir cette zone. Elle a également mentionné l’étude du projet de nouveau tunnel sous Fourvière, promettant « une large concertation » pour chaque avancée dans ce dossier.
Soulignant la nécessité de revitaliser la métropole, Sarselli a déclaré : « La métropole n’est pas vouée au ralentissement, à la tension des usages et à la fatigue civique ». Dans le cadre de la collaboration entre les différentes collectivités, la nouvelle présidente a affirmé sa volonté d’œuvrer « constructivement » avec le maire de Lyon, Grégory Doucet, tout en restant ferme sur la défense des intérêts des habitants : « Je ne suis pas une femme de détours, j’aime la franchise ».
Jean-Michel Aulas a également exprimé son soutien à Sarselli, en promettant de respecter l'accord établi entre leurs partis et soulignant l'importance de maintenir l’« esprit d’équipe » au sein de la majorité. « J’ai connu dans ma carrière des équipes brillantes s’effondrer pour cette raison », a-t-il mis en garde, ajoutant que son mouvement sera représenté par un premier vice-président dont les attributions seront définies prochainement.







