Candidat aux élections municipales au Blanc-Mesnil, Thierry Meignen, un sénateur battu au second tour, a récemment attiré l'attention pour ses propos menaçants à l'encontre de la journaliste Nassira El Moaddem. Cette dernière est l'auteure du livre-enquête *Main basse sur la ville*, qui dépeint une municipalité en proie à des dérives d'extrême droite.
"Je vais la fouetter. J'irai au bout, elle va mourir, je la tue", "une salope". Des déclarations d'une violence inacceptable qui ont été tenues non pas dans l'intimité, mais devant un reporter du quotidien *Le Monde*. Dans un article écrit par Ivanne Trippenbach, publié le 23 mars, il est rapporté que ces propos ont été prononcés par Thierry Meignen, alors qu'il perdait son calme face à l'enquête de Nassira El Moaddem, deux jours avant le scrutin qui allait le voir battu.
Le livre, paru le 11 février 2026, met en lumière le climat de clientélisme et de censure qui règne au sein de cette commune, soutenant l'idée que le pouvoir local est basé sur des pratiques peu scrupuleuses. La colère de Meignen semble en partie déclenchée par sesur le contenu dérangeant de l'ouvrage, où l'auteure décrit un système politique gangrené par le racisme et le népotisme. *Le Monde* rapporte que l'élu, qui a été maire du Blanc-Mesnil de 2014 à 2021, a qualifié la journaliste de 'militante payée' par le Parti communiste, ce qui témoigne de la tension croissante entre certains élus et les médias.
Contacté par *franceinfo*, Thierry Meignen n'a pas répondu aux sollicitations. Pour sa part, Nassira El Moaddem, choquée par ces attaques, a décidé de porter plainte, affirmant qu'une 'ligne rouge' avait été franchie.







