Une récente enquête dirigée par des juges d'instruction à Paris a mis au jour un scandale de corruption au sein de la police marseillaise. Il a été révélé qu'une policière aurait vendu des informations confidentielles tirées des fichiers de la police, causant un impact direct sur au moins dix enquêtes judiciaires. Parmi celles-ci figurent des affaires de trafic international de drogue, de tentatives de meurtre, ainsi que des cas d'enlèvements et de séquestrations.
La policière, interpellée en septembre, aurait perçu jusqu'à dix mille euros en échange de ces données. Le parquet de Paris a confirmé cette information, initialement rapportée par Franceinfo. Cela aurait permis à des malfaiteurs de savoir s'ils étaient sous enquête ou d'identifier des véhicules et des adresses.
Lors de son interpellation, la policière, qui occupait un poste à l'accueil dans un commissariat, aurait consulté plus de 5 000 fiches inutiles à ses fonctions. Le parquet a indiqué qu'un complice, fortement impliqué dans ces transactions illégales, a été appréhendé quelques mois plus tard.
Plus de 5 000 fiches
Selon les premières révélations, la fuite d'informations a été découverte par l'Office Anticybercriminalité (Ofac) qui a identifié un canal Telegram vendant des extractions des fichiers de la police. Cette situation a suscité l'inquiétude des autorités quant à la sécurité des données et à l'intégrité des enquêtes en cours.
Corruption, association de malfaiteurs et accès frauduleux
Face à cette situation alarmante, une enquête a été ouverte par la section de lutte contre la cybercriminalité, en collaboration avec l’IGPN, la police des polices. Les investigations continuent sous l'expertise des juges d'instruction, axées sur des faits de corruption, d'association de malfaiteurs et d'accès frauduleux à des systèmes de données sensibles.







