Le 26 mars, la justice civile a tranché en faveur de Pierre-Jean Pagès, qui accuse Jean-Michel di Falco de viols et d'agressions sexuelles survenus dans les années 1970, alors qu'il était prêtre. Di Falco, âgé de 84 ans, se dit déterminé à prouver sa « parfaite innocence », alors qu'il a été condamné à verser près de 200 000 euros en dédommagement.
Le tribunal a statué que M. Pagès avait subi des préjudices graves en raison des actes de M. di Falco, qui était directeur du collège Saint-Thomas d'Aquin à Paris à l'époque. Bien que les faits soient désormais prescrits au criminel, la cour d'appel a jugé que l'action civile était valide. Selon l'AFP, le tribunal a affirmé : « Un comportement fautif de M. di Falco, de nature sexuelle, a causé à M. Pagès un dommage corporel, qui l’oblige à réparation. »
M. di Falco se déclare « extrêmement choqué » par l'interprétation du tribunal selon laquelle son soutien à un garçon orphelin aurait pu être jugé inapproprié. Son avocat, Maître Olivier Baratelli, a déclaré à l'AFP : « Comment une décision peut-elle, cinquante-quatre ans plus tard, être aussi péremptoire ? » Il a également souligné l'absence de preuves tangibles, critiquant la décision comme « incompréhensible ».
« L'action civile ne peut être empêchée »
La cour d'appel a déterminé que l'action civile n'était pas prescrite, rejetant une décision antérieure qui avait débouté M. Pagès. « L'action civile de M. Pagès se prescrivant par vingt ans à compter de la consolidation du dommage, ne peut donc être empêchée par la prescription de l'action publique, » a déclaré le tribunal. Il a retenu l'année 2009, lorsque M. Pagès a commencé une carrière théâtrale après vingt ans de thérapie, comme point de consolidation du dommage.
À ce jour, Jean-Michel di Falco, en plus des 200 000 euros de dommages-intérêts, doit également verser des compensations spécifiques : 10 000 euros pour le préjudice sexuel, 70 000 euros pour l'incidence professionnelle, et 81 392 euros pour déficit fonctionnel temporaire.







