Dans la région, le Rassemblement national manifeste une progression stable, bien qu'il n'ait réussi à obtenir que deux mairies : Laruscade (2 800 habitants) et Saint-Savin (3 600 habitants) en Haute Gironde. Ces résultats illustrent le travail d'ancrage du parti, dirigé par Edwige Diaz, députée et vice-présidente du RN.
"Cette avancée est significative, victime d'une stratégie d'implantation durable qui nous permet de nous préparer pour l'avenir électoral après la présidentielle", a affirmé Diaz.
En effet, les scores du RN ont grimpé de façon spectaculaire : alors qu'ils avaient obtenu 13 125 voix lors de la précédente élection, ils atteignent maintenant 77 023 voix. Le mouvement passe ainsi de 22 élus en 2020 à 156 élus en 2026, indiquant une forte poussée des listes marquées par l'extrême droite, incluant également des formations comme l'UDR d'Éric Ciotti et Reconquête d'Éric Zemmour.
Cette dynamique ne se limite pas à la Gironde, mais également à d'autres départements, bien que des zones de faible représentation demeurent. En Dordogne, même avec trois députés RN, le parti n'a pas pu former de liste à Périgueux, se contentant des élections à Bergerac et Montpon-Ménestérol.
En Lot-et-Garonne, le RN a également raté certaines de ses ambitions, admettant des difficultés à se faire entendre, mais il a tout de même réussi à placer des conseillers dans plusieurs conseils municipaux.
Une forte disparité géographique est à noter. Alors que la Gironde enregistre le plus grand nombre d'élus RN, d'autres villes comme Bordeaux continuent de leur résister, malgré une tentative de candidature avec Julie Rechagneux, sans succès au premier tour. Sur la Côte basque, le RN n’a qu’un élu à Bayonne, illustrant l'absence du parti dans de nombreuses communes pourtant favorables au courant.
Enfin, des voix critiques émergent au sein du parti, dénonçant une approche trop prudente face aux candidatures. Selon Julien Sanchez, responsable de la campagne, cette stratégie vise à éviter des risques à l'approche de la présidentielle de 2027, notamment en raison de problèmes de réputation liés à certains candidats. Des cas de publication d'opinions controversées ont déjà été signalés, notamment à Pau et Andernos.







