Maire depuis 2014, Benoist Apparu, figure de la droite, a remporté le premier tour avec 29,48 % des voix. Cependant, le candidat du Rassemblement national, Achille Bisiaux, le talonne de près avec 26,88 %, ce qui prend une tournure décisive pour les élections municipales à Châlons-en-Champagne.
Ce mercredi, le RN prévoit un grand meeting avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, espérant attirer près de 3 000 partisans dans la préfecture de la Marne, stratégie qui pourrait influencer le second tour. Châlons, avec ses 43 000 habitants et un taux de 52 % de logements sociaux, incarne une lutte entre un vote populaire et une montée du RN. D'ailleurs, Bisiaux a déjà démontré sa force lors des législatives de 2024, où il avait atteint 36,59 % des voix.
Un climat de compétition
Benoist Apparu admet que bien que sa position soit confortable pour l'instant, la situation reste complexe. "C'est encourageant d'être en tête, mais nous avions prévu le RN plus haut", confie-t-il. En ajoutant que les électeurs doivent choisir entre quatre candidats : lui-même, Bisiaux, le socialiste Rudy Namur et Gabriel Michel, Apparu appelle à un vote utile pour contrer la montée du RN.
Le jeu des alliances
Rudy Namur, lui, reste optimiste et évoque un véritable espoir d'alternance à gauche, se basant sur un rejet croissant de la gestion d'Apparu. Il insiste sur le fait que l'absence du maire hors les week-ends se fait ressentir dans l'opinion publique. "Son surnom ici, c’est VSD, pour vendredi, samedi, dimanche", ironise-t-il. Mais Apparu se défend, affirmant que sa double casquette lui permet d'être aussi efficace qu'un maire présent à temps plein.
Un avenir incertain
La bataille s'intensifie alors que le second tour approche. Benoist Apparu, ancien ministre sous Sarkozy, doit prouver qu'il peut allier sa carrière et ses engagements dans la ville. Les électeurs de Châlons-en-Champagne, face à cette compétition sans précédent, devront faire un choix crucial pour l'avenir de leur ville ce dimanche.







