Ce dirigeant, âgé de 57 ans, a occupé un rôle clé au sein de la CCI et était à la tête d'un groupe familial actif dans le domaine des matériaux de construction. En 2017, il a créé Ecorecept, une entreprise dédiée au traitement des déchets encombrants, et a investi dans plusieurs usines, promettant une valorisation des déchets pouvant atteindre 80%. Cependant, le procureur a qualifié ces promesses de "poudre aux yeux", estimant que l'entreprise n'avait pas respecté les normes environnementales.
Des manquements flagrants dans le traitement des déchets
Lors de son procès, l'accusé a reconnu ne pas avoir anticipé l'ampleur des déchets traités, mentionnant la présence de matériaux inappropriés comme des télévisions et des matelas. Les services de l'État, notamment la Dreal, ont découvert en novembre 2022 de nombreuses irrégularités, avec des déchets stockés illégalement à Flassans-sur-Issole, allant jusqu'à 23 mètres de profondeur.
En janvier, lors des audiences, le parquet avait initialement demandé une peine plus sévère, mais il a été relaxé des accusations de blanchiment et d'utilisation de faux documents. L'entreprise Ecorecept a finalement été placée en liquidation judiciaire en juillet 2023 en raison de la gravité de la situation.
Il est à noter que l'ex-dirigeant fait également l'objet d'une enquête distincte pour avoir potentiellement commandité l'incendie de véhicules d'une société concurrente, une affaire qui ternit encore son image.
Cette affaire soulève des questions inquiétantes sur les pratiques de traitement des déchets en France. Les experts et les associations environnementales insistent sur la nécessité d'un encadrement strict pour prévenir de tels abus à l'avenir.







