Le parquet de Paris a classé sans suite la plainte des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen contre le magazine L’Incorrect, relative à l’enregistrement clandestin d’une conversation avec des responsables du Parti Socialiste. Cette décision, rendue ce mercredi, souligne les difficultés auxquelles font face les plaignants dans le cadre de cette affaire complexe.
Selon l’Agence France-Presse (AFP), les deux journalistes ont annoncé que le procureur a justifié cette décision par l'impossibilité de rechercher l'auteur de l'enregistrement en raison du secret des sources. Ils ont exprimé leur désir de continuer à se battre en justice, considérant qu'ils ont été victimes d'une opération d'espionnage malveillant.
« Le procureur a indiqué que nous pouvions engager d'autres procédures afin de faire valoir nos droits », ont précisé Legrand et Cohen dans un communiqué. Ces derniers entendent prouver que leur conversation a été manipulée pour nuire à leur réputation et remettre en cause l'intégrité du service public audiovisiónnel.
La vidéo, devenue virale après sa diffusion par L’Incorrect en septembre, a enflé la polémique autour de la supposée partialité de l’audiovisuel public en faveur de la gauche. Les deux journalistes, qui interviennent sur Radio France et France Télévisions, ont ainsi suscité un vif débat sur la nécessité d’un examen plus approfondi du cadre législatif régissant la presse.
Une réaction législative en perspective
Suite à cette affaire, une commission d’enquête parlementaire a été mise en place, à l'initiative d'Éric Ciotti du Rassemblement National, visant à examiner les allégations de partialité dans les médias publics. La commission a déjà interpellé les journalistes, apportant une nouvelle dimension à cette affaire déjà complexe.
Legrand et Cohen ont été entendus le 18 décembre dans un climat tendu, dénonçant une machination orchestrée pour les discréditer. Alors qu'ils affirmaient n'avoir rien à se reprocher, le député en charge de la commission a exprimé son étonnement face à leur refus de présenter des excuses.
La situation a pris de nouvelles dimensions avec une seconde plainte de Legrand concernant la divulgation d'une autre conversation privée, cette fois-ci avec l'ancienne patronne de France Inter, Laurence Bloch. L'enquête à ce sujet est toujours en cours, un élément qui pourrait exacerber encore davantage les tensions entre médias et politiques en France.
Selon 20 Minutes, l’enquête initiée a porté sur des accusations d’atteinte à l’intimité de la vie privée et de reproduction d’informations fallacieuses susceptibles de troubler la paix publique.







