Israël a entamé la démolition du siège de l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, situé à Jérusalem-Est, marquant une étape sans précédent dans le conflit israélo-palestinien. Cette opération, qui s’est déroulée mardi matin dans le quartier de Sheikh Jarrah, a été effectuée par des soldats israéliens accompagnés de bulldozers, après avoir isolé le secteur. L’UNRWA a décrié ce geste comme une ‘attaque inédite’ contre ses opérations, déjà mises en péril par la récente législation de la Knesset qui a rendu ses activités illégales.
Philippe Lazzarini, le responsable de l'UNRWA, a averti que ‘ce qui arrive aujourd’hui à l’UNRWA pourrait également menacer d’autres organisations internationales’. Il a exprimé son inquiétude face aux tentatives d’effacer l'identité des réfugiés palestiniens, soulignant que le personnel international de l’agence avait déjà quitté les lieux en raison de la montée des tensions. Selon Le Monde, la situation s’est détériorée après une loi israélienne interdisant les opérations de l’UNRWA, qui soutient des millions de Palestiniens.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a qualifié cet événement d’‘historique’, déclarant que ‘les soutiens du terrorisme’ voyaient leurs constructions réduites à néant. Cette déclaration, assortie d'accusations de collusion entre l’UNRWA et le Hamas, suscite de vives critiques. En effet, nombre d’observateurs, y compris une enquête menée en 2024 par l’ancienne ministre française Catherine Colonna, n'ont trouvé aucune preuve tangible pour étayer ces allégations, comme rapporté par le Guardian.
Les installations de l’UNRWA, traditionnellement considérées comme inviolables selon les conventions internationales, sont désormais en péril. Jonathan Fowler, porte-parole de l’agence, a affirmé que ‘cela demeure un complexe des Nations unies, peu importe ce qu’ils disent’. La communauté internationale, comprenant des leaders comme le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a exprimé des inquiétudes croissantes quant à ces actions, appelant Israël à respecter ses obligations internationales.
Tandis que les tensions montent, la société civile et des expert(e)s mettent en avant l’importance de protéger les opérations humanitaires dans la région. D’après un rapport de France Info, la destruction du siège pourrait aggraver la crise humanitaire déjà sévère à Gaza, touchant des millions de personnes dans le besoin.







