Lors d'une conférence de presse, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), a exprimé son soutien à la démarche du parti visant à établir un compromis avec le gouvernement sur le budget 2026. Cette initiative, selon lui, marque une volonté de sortir des "postures faciles" pour mieux défendre les intérêts des classes populaires et moyennes. En effet, lors de cette intervention, Faure a déploré l'activation du 49.3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour faire adopter le budget sans vote, une méthode qu'il considérait comme symptomatique d'un manque d'engagement dans le débat parlementaire.
Faure a insisté sur le fait que le PS, dans un contexte de minorité parlementaire, devait chercher des compromis, même si ceux-ci peuvent être jugés insuffisants par certains observateurs politiques. Il a fusillé du regard ceux qui se contentent de critiquer sans s'impliquer dans le débat. "Où étaient-ils quand il fallait peser dans la discussion ?" a-t-il lancé, soulignant l'importance d'une participation active des autres partis pour éviter des décisions unilatérales comme le recours au 49.3.
Dans son analyse, Faure a également fustigé le refus de dialogue qui, selon lui, a contribué à la décision du gouvernement, déclarant : "Je regrette que, dès lors qu’il a été appelé par des parlementaires de gauche comme de droite, l’effort de recherche d’un compromis se soit volatilisé." Ce manque d'engagement ne se limite pas à la droite, il vise également ses propres partenaires de gauche, comme Les Écologistes et le Parti Communiste, qui ont parfois préféré s'enfermer dans leurs positions identitaires plutôt que de s'engager dans des discussions constructives.
"Il est inadmissible de vouloir décaler Jupiter de son Olympe tout en refusant le débat au sein d'un Parlement souverain," a-t-il ajouté, faisant référence aux critiques adressées à La France insoumise. Par ailleurs, Faure a rappelé que, bien que le texte actuel ne soit pas en totalité un budget socialiste, le PS a pris des risques pour rechercher des solutions.
Alors que le Parti socialiste se tourne vers l'avenir, Faure a plaidé pour l'unité de la gauche. Il a souligné, à juste titre, que l'unité est souvent une condition sine qua non pour les succès futurs de la gauche. "Là où la gauche est unie, elle est utile. Dans l'histoire de la gauche, cette unité a toujours été la clé de la victoire," a-t-il conclu, affichant ainsi souhaite de rassembler les forces de gauche lors de rassemblements prochainement programmés, tels que la primaire des Écologistes.







