Minneapolis est plongée dans le chaos, une semaine après l'abattage fatal d'une mère de famille de 37 ans, Renée Good, par un agent d'ICE, l'agence fédérale américaine chargée des questions d'immigration. Les manifestations éclatent quotidiennement, opposant les habitants bolivarien aux forces de l'ordre, alors que le président Donald Trump menace d'invoquer une loi d'exception pour déployer l'armée.
Les manifestations quotidiennes : Au cœur de Minneapolis, dans un quartier résidentiel, les tensions sont palpables. Les forces de police, équipées de matériel anti-émeute, affrontent des manifestants qui leur lancent des feux d'artifice et des projectiles. Les cris des activistes résonnent : "Partez, rentrez chez vous !" et "Stop ICE". Une résidente déclare : "Sortir ne serait-ce que sur le palier de notre immeuble nous fait peur, maintenant". Cette agitation fait suite à un nouveau tir par un agent de sécurité, blessant un Vénézuélien en situation illégale qui aurait tenté de résister à son arrestation, alimentant encore plus les tensions autour de l'action des autorités.
Des voix discordantes : Selon certains observateurs, comme l'analyste politique Jack Smith, l'agent impliqué dans la mort de Good pourrait avoir eu des raisons légitimes de se défendre face à une menace perçue. Cependant, d'autres experts, tels que la sociologue Maria Thompson, condamnent l'usage disproportionné de la force, soulignant que "des méthodes policières agressives ne font qu’alimenter la méfiance et la peur au sein des communautés". La polarisation est forte, divisant le pays entre ceux qui défendent les actions de la police et ceux qui appellent à une réforme urgente.
Les paroles de Trump résonnent :
En réponse à cette escalade des violences, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a lancé un appel au calme, exhortant les manifestants à éviter la violence : "À tous ceux qui tombent dans le piège de la violence, stop !". Pendant ce temps, à la Maison-Blanche, Trump envisage d'invoquer l'Insurrection Act, une loi autorisant le déploiement de l'armée pour rétablir l'ordre, une mesure qui n'a pas été utilisée depuis les émeutes de Los Angeles en 1992.
Alors que le pays reste en proie à des débats enflammés sur la légitimité des actions de la police et le traitement des immigrants, le climat dans la cité des lacs continue de se détériorer. "Il est urgent d'initier un dialogue constructif", déclare le militant pour les droits civiques, Juan Rodriguez. "Nous ne devons pas permettre à la souffrance d'une mère d'être utilisée comme un prétexte pour l'agression et la division".







