À l’Assemblée nationale, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a récemment exprimé son avis sur les motions de censure déposées par le Rassemblement national et La France Insoumise concernant l’accord de libre-échange avec le Mercosur. Selon lui, il serait « absurde » de censurer le gouvernement de Sébastien Lecornu, qui a finalement dit non au traité.
« Ce que l’on peut reprocher à Emmanuel Macron, c’est d’avoir été hésitant sur ce sujet. Mais maintenant qu’il a pris une décision, il serait illogique de voter une censure », a-t-il déclaré sur BFMTV. Cette position du PS intervient alors que des discussions cruciales sur le traité doivent avoir lieu au Parlement européen dans les prochains jours.
Faure a également abordé le sujet du budget, en déplorant l'éventuelle utilisation de l’article 49.3 de la Constitution par le gouvernement pour faire passer des dispositions sans vote. « Appeler à un 49.3 serait contraire à l’esprit démocratique », a-t-il ajouté, rappelant les tensions qu'a provoquées la réforme des retraites de l'ancienne première ministre Elisabeth Borne.
« Nous voulons une discussion constructive sur le budget 2026. Il est crucial que le gouvernement prenne en compte nos demandes, notamment en matière de transition écologique et de soutien aux services publics », a-t-il poursuivi. Les socialistes entendent se rendre à une réunion à Bercy pour négocier sur ces enjeux, dans un contexte économique difficile.
Des experts politiques estiment que la position du PS, qui semble marquer une forme de soutien tactique au gouvernement, pourrait être une stratégie pour assurer une influence dans les débats futurs. Les enjeux de l'accord Mercosur, ainsi que la gestion du budget, restent cruciaux pour la gauche, comme l'indiquent plusieurs analystes politiques, dont ceux du journal Le Monde.







