Le président chilien élu, José Antonio Kast, s'est rendu à Lima pour poursuivre sa tournée régionale dédiée à la lutte contre le crime organisé et à la migration, un problème de plus en plus pressant dans la région. À l'approche de son investiture prévue le 11 mars, Kast a eu une rencontre clé avec le président par intérim du Pérou, José Jéri, mettant l'accent sur la nécessité de collaborer pour faire face à ces défis communs.
Kast, connu pour ses positions ultraconservatrices, a proposé l'idée de créer un corridor humanitaire, visant à faciliter le retour des quelque 340 000 Vénézuéliens qui vivent actuellement au Chili sans papiers. « Nous devons pris ensemble les enjeux liés à la criminalité transnationale qui transcende les frontières », a-t-il souligné.
Tout en reconnaissant que la migration vénézuélienne est souvent le résultat de persécutions politiques et d'une situation économique difficile dans le pays, il a averti que ce phénomène affecte tous les pays de la région. En réponse, Jéri a corroboré les idées de Kast, évoquant les « convergences importantes » entre les deux nations, spécialement en matière de coopération pour contrer cette criminalité.
Le ministre péruvien des Affaires étrangères, Hugo de Zela, a précisé que la question de la migration irrégulière était l'une des priorités de Lima dans ses discussions avec Santiago. Le gouvernement péruvien a récemment imposé des restrictions plus strictes sur l'entrée des migrants venant du Venezuela, cherchant ainsi à gérer cette situation complexe.
Kast a déjà abordé ces problématiques lors de précédentes visites en Équateur et en Argentine. À Quito, il avait discuté avec le président Daniel Noboa de la coordination possible pour mettre en place un corridor humanitaire facilitant le retour des migrants. Ces initiatives ont suscité des réactions variées, certains experts saluant l'effort, tandis que d'autres mettent en garde contre les implications de telles mesures.
En France, des analystes politiques soulignent l'importance de ce type de dialogues régionaux, notant que Le Monde rapporte que les solutions unilatérales ne suffisent pas face à un phénomène aussi complexe que la migration.
C'est dans ce contexte de tensions migratoires et criminelles que Kast s'illustre comme un leader cherchant à forger des alliances stratégiques, tout en restant fidèle à son programme électoral.







