Une semaine après l'incendie catastrophique survenu dans un bar à Crans-Montana, en Suisse, qui a coûté la vie à 40 personnes, des démarches judiciaires sont entreprises. Me Jean-Luc Addor, avocat des parents d'une victime, a appelé à la détention provisoire des gérants du bar, un couple français, actuellement en liberté. Cette demande vise à garantir une enquête impartiale et sans entrave.
Lors d'une interview sur BFMTV, Me Addor a souligné : "Nous demandons qu'on utilise tous les moyens pour laisser le moins de place possible à des doutes sur l'impartialité de l'enquête." Il a également demandé que la qualité de partie plaignante soit refusée à la commune de Crans-Montana, impliquée dans la gestion des normes de sécurité.
Un autre avocat, Sébastien Fanti, représente plusieurs familles de victimes et demande également l'arrestation des gérants ainsi que celle de certains responsables locaux. Dans une récente déclaration, il a révélé son scepticisme face au traitement de l'affaire, évoquant un climat de collusion parmi les décideurs locaux, citant que "tout le monde joue au golf ensemble".
Alors que les enquêteurs continuent leur travail, il est crucial de rappeler qu'aucun contrôle de sécurité n'avait été effectué dans l'établissement depuis 2019, ce qui soulève des questions essentielles sur la responsabilité des autorités locales. Les propriétaires du bar, dans un communiqué, se disent dévastés par le drame, affirmant qu'ils "ne chercheront d'aucune façon à se dérober". Des experts en sécurité incendie, interrogés par divers médias, insistent sur la nécessité d'un renforcement de la vigilance dans les établissements accueillant du public.
Cette tragédie met en lumière non seulement la question des responsabilités individuelles, mais interpelle aussi sur les manquements systémiques en matière de sécurité. Selon la RTS, des voix commencent à s'élever pour exiger des réformes afin d'éviter qu'un tel drame ne se reproduise à l'avenir.







