Alors que la présidentielle approche, Olivier Faure, le leader du Parti Socialiste, et Marine Tondelier, la cheffe des Ecologistes, se retrouvent mardi pour tenter de clarifier leurs positions concernant une primaire de la gauche de plus en plus incertaine.
Le Parti Socialiste, en proie à des divisions, a programmé un conseil national ce soir. L'objectif ? Évaluer « la stratégie du PS pour la présidentielle » et voter, le 9 juillet prochain, sur le mode de désignation de leur candidat. Deux camps s'affrontent : ceux qui soutiennent une primaire avec Les Ecologistes, et ceux qui privilégient un candidat issu d'un consensus.
Des personnalités comme Raphaël Glucksmann, en tête des voix lors des élections européennes, sont cités comme candidats potentiels, même s'il refuse pour le moment de se soumettre à une primaire, préférant compter sur le soutien des sondages. Certaines rumeurs évoquent également un retour de François Hollande dans le jeu électoral.
Pour unifier les rangs, Faure a proposé un processus de sélection qui désignerait d'abord un candidat, avant de l’intégrer dans une primaire élargie. Néanmoins, ses opposants restent sceptiques, et le débat s'annonce houleux au sein du conseil national.
Un autre membre du PS estime que les divergences pourraient empêcher tout accord, notamment en ce qui concerne le corps électoral. Tandis que la direction veut un vote ouvert à un large public, les opposants prônent des restrictions pour éviter une infiltration par les Insoumis.
Marine Tondelier, impatiente, a quant à elle déjà engagé une consultation parmi ses militants, déterminée à avancer dans sa campagne si la primaire échoue. Des tensions internes se font sentir, certains de ses camarades plaidant pour un soutien à une figure unie de gauche, tandis que d'autres envisagent de se rapprocher de Jean-Luc Mélenchon.
Les Ecologistes devront quant à eux tenir un Conseil fédéral extraordinaire ce mardi, dans l'espoir de redéfinir leur projet avant la consultation. La recherche d’un consensus semble être le défi majeur pour ces partis qui luttent pour leur pertinence politique à l’approche d’une élection présidentielle cruciale.







