Dans la nuit du 30 juin, la Russie a révélé avoir intercepté un total de 419 drones ukrainiens, une offensive qui a conduit à un bilan tragique dans la région de Moscou. Les autorités locales ont rapporté le décès d'un nourrisson de six mois, victime de cette escalade de violence.
Le ministre russe de la Défense a déclaré que des frappes ont touché plusieurs zones, y compris la Crimée annexée et la région de Krasnodar, ainsi que Moscou, formant un tableau alarmant de la situation actuelle. Dans la commune d'Iegorievsk, un incendie s'est déclenché après la chute d'un drone, entraînant la mort de l'enfant, comme l'a expliqué le gouverneur Andreï Vorobiov. "Cela nous rappelle horriblement les conséquences de cette guerre", a-t-il ajouté, après qu’un autre enfant et deux adultes aient également été blessés.
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a également fourni des détails supplémentaires sur l'attaque, signalant qu'une soixantaine de drones avaient été abattus au-dessus de la ville. Les autorités ont mis en place des efforts de secours dans les zones touchées, soulignant l'urgence de la situation.
Ce dernier incident s'inscrit dans une série d'attaques amplifiées, suivant une nuit de jeudi à vendredi au cours de laquelle près de 660 drones avaient déjà été déployés par les forces ukrainiennes. Ces opérations visent à perturber la logistique russe, notamment les infrastructures de transport et le stockage d'hydrocarbures, dans le but de réduire les capacités de financement de la guerre menées par Moscou depuis février 2022.
Les experts militaires, comme le général de l'armée française Jean-Pierre Bosser, soulignent que "ces attaques réciproques témoignent d'un conflit qui s'intensifie, impliquant désormais la vie des civils innocents". Alors que les hostilités se poursuivent, tant la Russie que l'Ukraine semblent déterminées à maintenir leurs frappes respectives, rendant toute solution pacifique de plus en plus difficile.







