À Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, une décision majeure du nouveau maire RN, Bryan Masson, a suscité de vives réactions. Lors d'un conseil municipal, il a annoncé une augmentation significative de la taxe sur les résidences secondaires, la portant de 20 % à 40 %. Cette décision, un véritable tournant, a été mise en place en réponse à la crise croissante de l'accès au logement dans la région.
La précédente taxe avait été fixée par l'ancien maire LR en 2016. Le nouveau maire justifie cette décision par la nécessité de « garantir un meilleur accès au logement pour les résidents de Cagnes », en incitant les propriétaires à remettre sur le marché leurs logements inoccupés. Selon Nice-Matin, cela concerne 4 879 des 33 000 logements de la commune.
Cependant, cette annonce ne fait pas l'unanimité. Lionel Dolciani, leader de l'opposition et membre du parti Nouvelle Énergie, a exprimé ses préoccupations. Il défend les propriétaires, souhaitant faire de Cagnes-sur-Mer leur deuxième résidence, mettant en avant leur rôle dans l'économie locale. Pour lui, l'augmentation de la taxe pourrait finalement faire fuir les investisseurs, alors que certains propriétaires pourraient se tourner vers des locations à court terme type Airbnb.
Face à ces critiques, Bryan Masson maintient sa position et évoque une « nouvelle recette fiscale » pour la commune, bien que les détails quantifiables manquent à l'appel. D'autres représentants de la gauche se sont montrés favorables à cette initiative.
Il est à noter que certaines villes de la Côte d'Azur, comme Antibes et Saint-Laurent-du-Var, appliquent déjà des majorations de 40 % sur les résidences secondaires, ce qui pourrait suggérer une tendance régionale plus large vers de telles mesures fiscales.
Un maire peut-il fixer le montant qu'il veut pour cette taxe ?
Depuis le 1er janvier 2023, la taxe d’habitation sur la résidence principale a été supprimée pour tous les contribuables. Toutefois, elle demeure pour les résidences secondaires. Les municipalités ont la possibilité de voter une majoration sur la part de taxe d’habitation qui leur revient, variant de 5 % à 60 %. Plus d'informations sur cette disposition sont disponibles ici.







