Le Premier ministre a ordonné récemment à ses collègues ministres d'effectuer des dépistages imprévus parmi leurs collaborateurs afin d'identifier toute consommation de stupéfiants. Cette initiative, relayée par Politico, a été formalisée dans une circulaire que l'AFP a pu consulter.
La directive, émise mardi dernier, stipule qu'il est impératif pour les membres du gouvernement d'organiser des dépistages salivaires obligatoires au sein de leurs équipes, en particulier pour les hauts fonctionnaires et les agents accédant à des informations sensibles, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité.
"Une vigilance absolue est primordiale"
Dans cette démarche, le chef du gouvernement souligne que la consommation de drogues par des agents de l'État pose non seulement un risque personnel mais également une vulnérabilité que pourraient exploiter des organisations criminelles. Il insiste sur le besoin d'"une vigilance absolue" dans la gestion de ces questions délicates.
Les raisons derrière cette initiative
Selon des sources proches du Premier ministre, l'État ne peut mener une politique efficace contre le narcotrafic sans se soumettre aux mêmes exigences d'intégrité. Le cabinet du ministre a récemment effectué un dépistage similaire il y a deux semaines, illustrant ainsi l'engagement du gouvernement envers l'exemplarité et la sécurité proportionnelle aux responsabilités exercées.
Les ministres sont également tenus de préparer une liste des postes qui pourraient être soumis à des tests réguliers, devant être soumise au Premier ministre d'ici le 26 juin. En cas de résultats positifs, les ministres auront le pouvoir d'évaluer les conséquences, y compris sur le plan disciplinaire, tout en orientant les individus concernés vers des structures d'aide adaptées.
Il convient de noter qu'au cours des derniers mois, des incidents ont été rapportés, comme celui d'un conseiller de Sebastien Lecornu ayant dû quitter son poste pour des raisons de consommation de substance, comme mentionné dans Le Canard Enchaîné.







