Lors d'une conférence de presse mercredi, Bruno Retailleau, candidat Les Républicains (LR) à la présidence, a fermement déclaré qu'il n'existera pas de "saison 3 du macronisme". Pour lui, ni Edouard Philippe ni Gabriel Attal n'incarnent l'avenir politique souhaité par les Français.
Retailleau a affirmé : "Une saison 3 du macronisme, même par procuration, ce n'est pas envisageable," soulignant ainsi son engagement à tourner la page des deux quinquennats d'Emmanuel Macron. À l'approche de son grand meeting samedi à Paris, il est convaincu que les candidats du bloc central n'apporteront rien de nouveau aux Français.
"Aucun des candidats de l'ex-gouvernement Macron ne deviendra le prochain président," a insisté l'ancien ministre de l'Intérieur, évoquant une stagnation autour de 9 % dans les sondages. Retailleau imagine une compétition déséquilibrée entre lui et Philippe, symbolisant leur lutte par l'image d'une "meule avec ses deux pierres qui s'effritent", affirmant que cette divergence empêchera l'émergence d'un candidat dominant.
Le meeting prévu au Parc floral de Paris devrait rassembler plus de 4.000 personnes. Retailleau espère créer une dynamique d'unité autour de sa candidature, avec la présence de figures emblématiques de son parti, comme Gérard Larcher et Valérie Pécresse. En revanche, plusieurs figures de proue, dont Laurent Wauquiez, seront absents, tout comme les six ministres LR suspendus du parti, ce qui pourrait affaiblir son message de rupture avec l'ère macroniste.
Dans son discours, Bruno Retailleau s'efforcera d'élargir son assise politique. Il prévoit également de remettre sur les rails des référendums significatifs dès les premiers mois de son potentiel mandat, proposant un élargissement des thématiques, notamment sur l'immigration et la sécurité. "Je ferai des référendums prioritaires sur des sujets cruciaux pour notre pays," a-t-il déclaré, anticipant un débat politique intense autour de son projet.







