La tristesse et la colère s'expriment unanimement au sein du paysage politique français. À peine quelques heures après la découverte d'un corps d'enfant correspondant à la description de Lyhanna, les réactions ne se sont pas faites attendre. La classe politique française dénonce les dysfonctionnements notables du système judiciaire, un signe inquiétant dans une affaire aussi tragique.
"C'est révoltant", commente Marine Tondelier, responsable des Écologistes, sur X, en évoquant la tristesse pour les parents de la jeune fille, "qui n'ont pas reçu la protection qu'ils auraient dû avoir, étant donné qu'un pédocriminel était en liberté malgré les alertes".
La candidate à la présidentielle ajoute : "Notre pays maltraite ses enfants, et je suis profondément touchée que Lyhanna soit devenue une nouvelle victime de cette réalité".
Les critiques fusent également du côté de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, qui déplore le temps perdu et l'inaction face aux témoignages des proches. "Immenses pensées ce soir pour Lyhanna, pour ses parents, et pour tous ceux qui ressentent colère et douleur", écrit-elle en soulignant l'urgence d'agir.
Bruno Retailleau défend aussi une vision alarmante de la situation, notant que "le suspect était déjà connu des services judiciaires, et que la lenteur des procédures est inacceptable". Il évoque une "faillite" du système judiciaire qui réclame des réformes urgentes.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, s'indigne également que le sort tragique de Lyhanna ait été permis par de tels dysfonctionnements. "Ce drame aurait pu être évité si l'État avait pris les mesures nécessaires en temps voulu", ajoute-t-il.
Édouard Philippe, ancien Premier ministre, clôt cette série de réactions en se disant "triste et en colère". Il appelle à un renforcement des protocoles de protection des mineurs, soulignant que la parole des enfants doit être une priorité. "Protégeons-les, écoutons-les", insiste-t-il.
Le porte-parole du ministère de la Justice a reconnu, jeudi, l'existence de "dysfonctionnements" au sein de l'État, une admission qui a renforcé l'inquiétude quant à la protection des plus jeunes. Les enjeux à l'heure actuelle sont plus que jamais cruciaux, et les voix s'élèvent pour réclamer des comptes.







