Lors d'une récente audition devant la commission des Finances du Sénat, le général Fabien Mandon a émis de vives inquiétudes concernant l'état de préparation des forces armées françaises. Il a déclaré que la France « n'y est pas » en matière de capacités militaires, mettant en avant les retards et les coûts exorbitants liés à la production de technologies essentielles comme les drones.
Cette intervention, rarissime dans un contexte militaire, revêt une importance capitale. Selon le rapport publié le 3 juin, la lenteur de l'industrie de défense française menace de compromettre la souveraineté nationale. Pour étayer ses propos, Mandon a cité des exemples concrets de projets de drones qui peinent à respecter leurs délais de fabrication, tout en coûtant bien plus que prévu.
Les obligations croissantes de sécurité nationale et les tensions géopolitiques actuelles rendent ces constats d'autant plus préoccupants. Des experts du domaine, comme le politologue Pierre Millan, soulignent que l'armée doit être en mesure de répondre rapidement aux crises. « Si nous continuons sur ce chemin, le risque de décrochage stratégique est réel », avertit-il.
Face à l'urgence de la situation, Fabien Mandon appelle à une réforme profonde de l'industrie de défense afin d'accélérer la mise sur le marché de nouveaux équipements. Les enjeux sont cruciaux : garantir la défense du territoire et la protection des populations françaises face à des menaces de plus en plus diversifiées.
Les conclusions de cette audition pourraient donc avoir des répercussions sur les futures politiques de défense et de sécurité en France.







