Le milliardaire, créateur des célèbres coffrets Smartbox et expatrié en Belgique depuis 2012, a été auditionné par une commission d'enquête sénatoriale sur le financement des fondations privées en politique. Durée de l'audition : plus d'une heure et demie.
S'adaptant à la politique française avec une position éclectique, Pierre-Edouard Stérin se définit "à droite de l'extrême droite" en matière d'immigration tout en adoptant des positions "à l'extrême gauche de l'extrême droite" concernant l'économie. Dans cet échange, il a évoqué des aspirations "métapolitiques", visant à établir une "politique de droite libérale conservatrice".
Durant cette audition, Stérin a partagé sa vision sur ses initiatives philantropiques, notamment à travers le Fonds du bien commun et l'organisation Périclès. Le premier soutient des projets d'intérêt général dans des domaines variés comme l'éducation et l'art, tandis que le second se concentre sur des idées libérales conservatrices, favorisant leur diffusion sans s'engager directement en campagne électorale. Le milliardaire a déclaré : "Nous espérons que cela permettra d'atteindre des votes favorables pour une politique de droite libérale conservatrice dans un avenir proche".
"Je ne le fais pas par intérêt" mais pour "être utile"
Stérin a été clair sur sa motivation, affirmant qu'il ne faisait pas cela par intérêt personnel, mais afin d'être utile. "Je consacre seulement 10% de mon temps à ces activités. J'apprécie davantage ma vie d'entrepreneur", a-t-il ajouté, en insistant sur son expertise en matière financière.
Il s'est également défendu des critiques entourant ses projets philanthropiques, affirmant qu'il n'existait aucune enquête préalablement concernant la légalité de ses actions. "Je suis profondément attaché à la transparence", a-t-il affirmé devant les sénateurs. Stérin a par ailleurs été rappelé pour ses refus antérieurs de se présenter en personne devant d'autres commissions, un comportement qui pourrait lui valoir des sanctions, y compris des amendes ou une peine de prison.
Cette audition soulève des questions sur l'influence croissante des entrepreneurs dans le débat politique français et sur le rôle des fondations privées. Plusieurs observateurs, dont le politologue Jean Dupont, estiment que cette dynamique pourrait remodeler le paysage politique dans les années à venir.







