Des ingénieurs d'une entreprise chinoise innovante développent un logiciel révolutionnaire destiné à détecter les opposants politiques avant même qu'ils n'expriment des dissensions. Ce projet, semblable à l'univers de Minority Report, utilise une multitude de données personnelles pour établir des profils potentiels de dissidents.
Selon des études récentes menées par l'Université Vanderbilt, ce logiciel analyse des données telles que la géolocalisation, les enregistrements de vidéosurveillance, les communications téléphoniques, les activités en ligne et même les interactions sur les réseaux sociaux. L'objectif est clair : identifier et classer les individus en fonction de leur potentiel dissident.
La Chine n'est pas une démocratie
Françoise Soulié-Fogelman, une experte en surveillance à l'échelle mondiale, partage son avis sur les capacités de la Chine en matière de monitoring des citoyens : "La Chine n'est pas une démocratie. Cet État centralise un nombre incalculable de données sur ses citoyens, et il est donc capable de repérer les futurs dissidents avant même qu’ils ne se manifestent." Son analyse, rapportée par RTL, souligne la menace croissante de telles technologies de surveillance.
Depuis septembre 2025, plus de 100 000 documents internes de l'entreprise Geedge Network, à l'origine de ce logiciel, ont été divulgués. Fondée par Fang Binxing, souvent décrit comme le "père du Great Firewall of China", Geedge Network vend également ses technologies à d'autres régimes autoritaires comme ceux de l'Éthiopie ou du Kazakhstan, selon des informations révélées par plusieurs médias, dont Le Monde.
Cette évolution technologique soulève des questions éthiques alarmantes sur le respect de la vie privée et les droits humains en Chine, alors que le gouvernement continue d'affiner ses méthodes de contrôle social et de censure.







