Le chef du Meurice succède à Anne-Sophie Pic.
Ce défenseur d'une cuisine moderne et raffinée a permis au prestigieux palace parisien de décrocher sa troisième étoile en 2007.
Chaque année, la revue Le Chef interroge les chefs cuisiniers pour élire celui qui a le mieux incarné la profession. Cet exercice délicat ne prétend pas désigner le meilleur chef, car la réalité du métier maintient souvent ces artistes loin de l'attention médiatique. Entre les heures passées en cuisine et celles consacrées à leurs familles, l'élection devient un moment de camaraderie et de reconnaissance mutuelle.
Une élection marquée par l'excellence
Créativité rigoureuse
Cette année, le choix s'est imposé : c'est le chef du Meurice, Yannick Alléno, qui a remporté ce haut honneur. Plus de 6 000 chefs français composent le corps électoral. Les distinctions de cette année s'enrichissent également de nouveaux prix, notamment le titre de "pâtissier de l'année" décerné à Philippe Rigollot, et celui de "sommelier de l'année" attribué à Antoine Pétrus du restaurant Les Ambassadeurs.
Le parcours éloquent de Yannick Alléno
Après avoir terminé ses études au lycée hôtelier et effectué un apprentissage en pâtisserie, Alléno commence sa carrière comme commis de cuisine à l'Hôtel Monceau à Paris. Sa découverte du Japon en 1988 marque un tournant dans sa formation, inspirant son souci du détail et son goût pour le raffinement. Il obtient sa première étoile Michelin à l'Hôtel Scribe en 1999, suivie d'une seconde trois ans plus tard.
Arrivé au Meurice en 2003, il y ajoute rapidement une deuxième étoile, culminant avec un troisième macaron en 2007. Aujourd'hui, Alléno supervise une équipe de 74 cuisiniers et innove avec 80 à 100 plats chaque année, dont certains, comme la « gelée de bulot aux langues d'oursins », sont devenus des emblèmes de sa cuisine. Sa approche, qui s'éloigne des techniques moléculaires, met en lumière une gastronomie contemporaine influencée par les traditions culinaires du monde, en particulier celles du Japon.







