La régulation médiatique en France est mise à l'épreuve après une interview controversée de Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), diffusée le 9 novembre 2025. Selon Libération, l'Arcom a mis en demeure France Télévisions, jugeant qu'elle avait manqué à ses obligations d'honnêteté et de rigueur.
Une série de contre-vérités
Le litige provient d'une séquence de l'émission "Questions politiques" où la journaliste Alix Bouilhaguet interrogeait Manuel Bompard sur Zohran Mamdani, une figure de l'aile gauche du Parti démocrate américain. L'Arcom a noté que plusieurs allégations faites par Bouilhaguet étaient infondées. Par exemple, elle a affirmé à tort que Mamdani avait repris le slogan "Mondialiser l’Intifada", tout en suggérant une collusion entre l’Unrwa et le Hamas, une thèse réfutée par un rapport de l'ONU. Bompard avait contesté ces affirmations dès le direct, entraînant une saisine de l'Arcom par LFI.
Des excuses jugées insuffisantes
En réponse à la polémique, Radio France a tenté de clarifier les faits sur son site. Peu après, Alix Bouilhaguet a présenté ses excuses à l'antenne, admettant des erreurs. Cependant, cette réaction a été jugée largement insuffisante par l'Arcom. Selon l'autorité, la gravité et la sensibilité du sujet requéraient des corrections immédiates et un acte de contrition plus prononcé. En l'état, cet incident constitue un manquement aux normes déontologiques de l'audiovisuel public.







