La récente flambée des coûts des matières premières pousse de nombreuses industries à réévaluer leurs pratiques. Parmi elles, le plastique connaît une hausse significative de ses prix, avec des répercussions sur l'ensemble des produits du quotidien. Une équipe de France Télévisions s'est intéressée à une usine d'emballage de produits cosmétiques située dans le Rhône.
Cet article s'appuie sur un reportage, dont la version intégrale est disponible en vidéo.
Le plastique est omniprésent dans nos courses : entre les emballages alimentaires et les produits d'hygiène, il est difficile d'y échapper. "Il y a du plastique partout, donc je suis obligé de prendre du plastique", déclare un client. Une autre consommatrice révèle : "Tout est emballé dans du plastique, donc c'est un peu compliqué de trouver sans cette matière-là".
Servant à concevoir divers objets du quotidien – des brosses à dents aux pots de crème – le plastique est principalement fabriqué à partir de pétrole en Asie. Avec la guerre au Moyen-Orient, les prix ont grimpé en flèche. Denis Moiraud, directeur de Medicos Izernore, illustre ce phénomène : "Entre le prix d'origine de ma commande de novembre et celui annoncé récemment, ça représente une augmentation de 500 à 950 euros par tonne, soit un impact de 25 % sur le prix de la matière".
Des difficultés d'approvisionnement
Cette hausse se traduit directement sur le prix des produits. Le patron de l'usine annonce que le coût des bouchons passera de 1 à 1,25 euro : "Il coûtera plus cher dans les prochains mois, et cela affectera indéniablement le consommateur". Toutefois, l'inquiétude principale reste les difficultés d'approvisionnement. Une portion significative de la production mondiale de plastique provient du Moyen-Orient, région actuellement touchée par des tensions. Antoine Bertin, responsable de production, témoigne : "Même nous, à l'intérieur de l'usine, nous éprouvons des difficultés à nous approvisionner en matières premières et la visibilité reste très floue". Brigitte Vandenbergue, opératrice, ajoute : "Nous sommes préoccupés par la baisse d'activité que nous observons".
L'industrie du plastique en France, qui regroupe 3 000 entreprises et emploie 120 000 personnes, se trouve donc à un tournant critique.







