Ce week-end à Barcelone, une rencontre de poids a réuni des figures emblématiques comme Lula et Claudia Sheinbaum autour du forum intitulé “En défense de la démocratie”. Alors que les extrêmes droites européennes se rassemblaient à Milan, les progressistes du monde entier ont choisi la Catalogne comme cadre de leur engagement commun.
Avec plus de 6 000 participants, ce forum a vu la présence de leaders de premier plan tels que le président mexicain Claudia Sheinbaum, Lula, Gustavo Petro et Cyril Ramaphosa. Pedro Sánchez, le premier ministre espagnol, s'est imposé comme la figure centrale de cet événement. “La gauche internationale consacre Sánchez”, a titré El País, soulignant le rôle croissant de Sánchez sur la scène mondiale.
Selon El País, ce rassemblement visait à revitaliser le progressisme international à un moment où les adversaires de gauche comme Donald Trump commencent à montrer des signes de faiblesse. Barcelone, étant la seule grande ville espagnole où le pouvoir politique est majoritairement entre les mains des socialistes, constituait un lieu symbolique parfait pour cet événement.
Le New York Times a de son côté décrit la scène comme celle où “Pedro Sánchez a émergé comme un super-héros progressiste”, bien que son approche libérale sur des sujets tels que l'immigration et l'environnement ait suscité des critiques. L'article a fait valoir que les tensions entre Sánchez et Trump pourraient détourner l'attention des défis internes auxquels fait face le gouvernement espagnol.
Sánchez a exprimé sa conviction que “le temps de l’international d’extrême droite est terminé”, ajoutant qu’il comptait “tordre le bras de ceux qui se pensent intouchables”, en référence aux milliardaires et aux élites économiques. Son message était clair : “Nous, progressistes, ne sommes pas là pour servir les élites, nous les remettons à leur place”.
Les discussions ont également abordé des questions vitales comme la situation à Cuba. En témoigne un communiqué commun des gouvernements brésilien, espagnol et mexicain, selon lequel la nécessité d’agir pour éviter d’aggraver les conditions de vie des Cubains s’est imposée. Excelsior a rapporté que ces pays s'engagent à coordonner leur aide humanitaire.
Gabriel Boric, ancien président chilien, a également pris la parole, soulignant l’importance de défendre le multilatéralisme face à la montée des projets autoritaires. Comme l’a noté La Tercera, il a plaidé pour que Michelle Bachelet soit nommée au poste de secrétaire générale des Nations unies, une attitude soutenue également par Sánchez, qui a exprimé que “ce n’est pas simplement une question de justice, mais également de crédibilité”.
Enfin, un incident a mis en lumière des divergences au sein du mouvement : l’opposante vénézuélienne María Corina Machado, qui ne souhaitait pas rencontrer Sánchez, a eu des échanges avec des membres du Parti Populaire et de l'extrême droite Vox, selon les informations de RTVE. Pour elle, ce qui a été déclaré à Barcelone illustre les raisons pour lesquelles une rencontre avec le premier ministre espagnol n’était pas appropriée.







