La guerre qui a débuté le 28 février, orchestrée par les États-Unis et Israël, entre dans sa cinquième semaine. Les possibilités d'une occupation israélienne prolongée au Liban et d'une opération militaire états-unienne sur l'île de Kharg en Iran suscitent des inquiétudes croissantes. En parallèle, un casque bleu indonésien a été tué par des bombardements en cours, et le New York Times rapporte des allégations de crimes de guerre sur une école en Iran.
Les frappes aériennes se poursuivent, marquées par des interventions militaires sporadiques des États-Unis et d'Israël. Le président Donald Trump a évoqué une avancée dans les «pourparlers directs et indirects» avec l'Iran, tout en laissant entendre une possible invasion de Kharg, une île stratégique pour les exportations pétrolières iraniennes.
Dans une déclaration à bord de l'Air Force One, Trump a affirmé que l'Iran avait accepté de laisser passer vingt nouveaux cargaisons pétrolières à travers le détroit d'Ormuz, le qualifiant d'« hommage » à la diplomatie américaine, malgré l'escalade des tensions qu'il a lui-même initiée.
L’invasion de l’île de Kharg en suspens
Dans un entretien avec le Financial Times, Trump a maintenu que « peut-être que nous prendrons l’île de Kharg, peut-être que non », tout en affirmant que l'Iran ne disposait pas de défenses pour contrer une telle action. Le territoire, qui englobe le principal terminal pétrolier de l'Iran, représente près de 90 % des exportations de brut du pays.
Plusieurs centaines de membres des forces spéciales américaines ont été déployés, ajoutés aux milliers de Marines déjà présents. Par ailleurs, le Wall Street Journal a signalé que Trump envisageait une opération militaire pour récupérer 454 kg d'uranium iranien, ce qui impliquerait une présence prolongée des forces américaines en Iran.
Bombardements incessants dans la région
Les frappes continuent, avec une attaque marquante ayant touché le siège de l'Al Araby TV et le port de Bandar Khamir, causant de nombreuses pertes humaines. L'Agence internationale de l'énergie atomique a confirmé des dégâts considérables au complexe de Khondab, après une attaque ciblée de la coalition. L'Iran a réagi par des tirs de missiles en direction des alliés américains, intensifiant les tensions.
Tragédies au Liban : décès d’un casque bleu et hommages aux journalistes
Au Liban, la mort d’un casque bleu indonésien a été confirmée suite à des bombardements aux abords de la position des forces de l’ONU. Les autorités indonésiennes ont exprimé leurs condoléances, tandis que des milliers de civils se sont rassemblés à Beyrouth pour rendre hommage à des journalistes assassinés lors des violences. Le Premier ministre israélien, Netanyahu, poursuit son programme territorial, renforçant la présence israélienne au Liban au mépris des appels à la retenue.
Les conséquences de cette escalade se font lourdement ressentir : le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé les actions israéliennes comme une violation de la souveraineté libanaise. Les bombardements ont causé la mort d'au moins 52 professionnels de santé libanais en moins d’un mois, exacerbant une situation déjà désastreuse pour la population locale.
Une seconde école bombardée par les États-Unis en Iran
D'autres révélations inquiétantes émergent alors que les enquêtes sur les crimes de guerre au Moyen-Orient se poursuivent. Selon le New York Times, un missile balistique non testé des États-Unis a touché un gymnase et une école primaire en Iran, entraînant au moins 21 décès, et ce, en parallèle avec un bombardement sur une école pour filles à Minab. Ces attaques soulèvent des questions cruciales sur la légitimité des interventions militaires américaines et les conséquences humaines qui en découlent.







