Dans une démarche inédite, le gouvernement s'attaque aux violences sexistes et sexuelles dans le secteur des transports. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, et la ministre de l'Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, se sont réunis lundi à la gare du Nord à Paris afin de signer une charte qui vise à mieux prévenir ces violences et à garantir une réponse efficace à chaque signalement.
Cette initiative, qui rassemble l'État, les collectivités, les opérateurs et des associations, a pour objectif d'harmoniser les mesures souvent prises de manière disparate. Selon un communiqué ministériel, l'ambition est avant tout de "prévenir davantage, mieux détecter les situations à risque" et d'améliorer la prise en charge des victimes.
En 2024, les services de police ont enregistré 3 374 cas de violences sexuelles dans les transports, une augmentation significative par rapport aux années précédentes, avec les femmes représentant 91 % des victimes. Ce constat alarmant a été souligné par l'Observatoire de la Mission interministérielle pour la protection des femmes.
Des actions concrètes pour la sécurité
La charte prévoit d'abord un meilleur recensement des violences afin de cartographier les zones à risque. Des solutions opérationnelles telles que le renforcement des systèmes de signalement et la création d'équipes de médiation seront mises en œuvre. Parmi les outils envisagés, le numéro 3117 sera renforcé pour les signalements d'agressions ou de harcèlement à Paris.
Cette charte sera signée par des représentants de diverses institutions, dont le Groupement des autorités organisatrices de transport, ainsi que des acteurs impliqués dans la protection des femmes, un engagement renforcé par les statistiques préoccupantes de ces dernières années.
L'importance de cette charte a été soulignée par plusieurs experts qui insistent sur la nécessité d'une approche collective et coordonnée, afin d'assurer un environnement de transport plus sûr pour toutes et tous.







