La vague de chaleur intense, qui affecte l'ouest des États-Unis, a commencé à se diriger vers le centre du pays ce samedi 21 mars, apportant des températures anormalement élevées dans des zones qui, il y a à peine une semaine, étaient encore en proie au gel.
De nombreuses villes, allant de la Californie au Colorado, ont enregistré des températures sans précédent pour ce mois de mars, selon le Service météorologique national américain. Ce phénomène a particulièrement touché des régions comme Kansas City dans le Missouri et North Platte dans le Nebraska, où les températures ont atteint 33,3°C.
40 degrés d'écart en quatre jours
À Chanute, au Kansas, la température est passée d'un froid glacial de -10,5°C le 16 mars à un incroyable 32,8°C quatre jours plus tard. Ce changement brusque démontre l'extrême variabilité des conditions climatiques.
La veille, des régions proches de la frontière entre la Californie et l'Arizona avaient vu les thermomètres atteindre un record national de 44,4°C pour un mois de mars. Cela a conduit le Service météorologique à émettre une alerte de chaleur extrême pour ces zones désertiques, tout en alertant sur un risque accru d'incendie de forêt dans plusieurs États des plaines centrales, notamment le Nebraska, le Kansas et l'Oklahoma.
La portée de cette vague de chaleur record a même été quantifiée par le groupe World Weather Attribution (WWA), qui a affirmé qu'une telle anomalie serait « quasi impossible » sans l'impact du changement climatique en cours.
Ce phénomène souligne l'urgence d'agir face aux défis climatiques contemporains. Des millions d’Américains sont actuellement exposés à des températures pouvant dépasser de 17°C les moyennes saisonnières, faisant écho à un besoin croissant de résilience face à ces phénomènes météorologiques extrêmes.







