Les prix de l'essence sans plomb 95 et du gazole connaissent une hausse vertigineuse au Vietnam, atteignant respectivement +20% et +34% en une seule nuit. Cette augmentation spectaculaire, qui s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques, a déjà fait grimper les coûts de ces carburants de plus de 50% et 70% depuis fin février, date à laquelle le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran a débuté.
Ce vendredi, le gouvernement a pris la décision d'ajuster les tarifs, établissant le prix du litre d'essence à 30.690 dongs (environ 1,01 euro) et celui du gazole à 33.420 dongs (soit 1,10 euro). Face à cette situation préoccupante, le Premier ministre a engagé des discussions avec plusieurs nations, dont le Qatar, le Koweït, l'Algérie et le Japon, afin d'accroître les livraisons de carburant, redoutant des pénuries militaires.
Bien que certains responsables de l'État affirment que le pays dispose de réserves suffisantes de pétrole et de gaz jusqu'à la fin avril, des conséquences directes se font déjà ressentir dans le quotidien des Vietnamiens. Minh Anh, une employée de bureau à Hanoï, raconte : « La circulation semble plus fluide que d'habitude, car beaucoup de gens peinent à suivre financièrement cette hausse incessante du prix de l'essence. Les petites gens comme moi sont les victimes de cette crise ».
Aujourd'hui, la situation n'est pas unique au Vietnam. La guerre au Moyen-Orient perturbe gravement l'approvisionnement en carburant à travers l'Asie du Sud-Est. Au Laos, afin de pallier la crise, toutes les écoles doivent réduire leur semaine à trois jours à compter de lundi. En Birmanie, des hausses de prix d’environ 30% ont été observées entre jeudi et vendredi, provoquant de longues files d'attente dans les stations-service. Pire encore, en Thaïlande, une tendance similaire émerge, bien que les augmentations d'ici soient plus modérées.







